vendredi 15 septembre 2006

Anderlecht - Liste du Bourgmestre (MR-VLD-ind.) - Albert Tuzolana

Candidat molesté à Anderlecht (La Dernière Heure 16/09/2006)

Une vingtaine de jeunes se sont acharnés sur Albert Tuzolana car il se présente sur la liste du bourgmestre

ANDERLECHT Tabassé parce que l'on fait une campagne électorale sur la liste du bourgmestre. Impensable, nous direz-vous ? Non, triste réalité. Et c'est Albert Tuzolana, 51 ans, qui en a fait les frais le 30 août, alors qu'il se promenait à Anderlecht.
Au Congo, la réputation d'Albert Tuzolona n'est plus à faire. Sa renommée dépasse d'ailleurs son pays natal puisqu'il est connu également en Irak, aux Proche et Moyen-Orient. Les connaisseurs disent de lui qu'il est l'un des meilleurs artistes peintres d'Afrique. En Belgique, il est un représentant de la plate-forme africaine auprès du musée de Tervuren et le premier artiste africain repris dans le dictionnaire Arto Belge.
Passionné par les arts, il est aussi féru de politique. "Déjà au Congo, j'étais parmi les étudiants qui manifestaient contre la dictature de Mobutu."
Arrivé en Belgique, Albert a continué sur cette voie. À côté de Jacques Simonet, le bourgmestre d'Anderlecht, il a décidé de faire changer les choses à sa manière. "Avec des mesures concrètes."
À l'approche des élections, comme tous les autres candidats, Albert se promène dans les rues de la commune. Afin de séduire un maximum de personnes. "J'étais près du métro Clemenceau. J'ai croisé une famille africaine, je me suis arrêté pour leur parler. J'ai vu qu'il y avait une bande de jeunes Arabes tout près, mais je n'ai pas fait attention."
Il aurait dû. "Dès que j'ai eu fini de parler, ils me sont tombés dessus. Ils m'ont jeté au sol et m'ont donné des coups de pied en me disant que moi, l'Africain, je ne pouvais pas faire alliance avec Simonet . Ils m'ont dit de ne pas venir chez eux, qu'ici c'était leur quartier." Malgré les 20 agresseurs, Albert a eu le dessus. "Je fais des arts martiaux et ça, ils ne le savaient pas." Mais les contusions étaient bien là. Au visage, sur le corps, sur les jambes.
"La police n'a pas pu les arrêter. Pourtant, ces jeunes sont là, tous les jours au même endroit, ils menacent et agressent les gens. En toute impunité. Il faut que cela change. Mais pour cela, il faut que la police ose aller dans ces quartiers."

Emmanuelle Praet

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